“Les armes à létalité réduite”, parution dans Le Soir

En 2006, la Région wallonne, l’ULg et la FN Herstal ont décidé d’investir un million d’euros sur 5 ans pour étudier les armes à létalité réduite : quels sont effectivement les risques pour l’intégrité et la santé des personnes? Comment sont-elles acceptées par la population? Les forces de police doivent-elles en être équipées? Si oui, quel type d’arme choisir?

La première phase de ce programme est terminée, elle consistait surtout en un inventaire des armes existantes et surtout, des législations et doctrines en vigueur.

L’ambition est, à terme, de faire de la Wallonie un centre de compétences pour les armes à létalité réduite : publications, formation des agents de terrain, collecte des retours d’utilisation, etc.

Les armes a letalite reduite (parution dans Le Soir)

Prévention sida dans les jardins d’Addis Abeba

« Quand j’ai appris que j’étais séropositive, j’ai reproché à mon mari de ne pas m’avoir dit qu’il avait été contaminé par le virus. Et je l’ai quitté ». Alem a 30 ans, 3 enfants et désormais pour seul moyen de subsistance ce lopin de terre octroyé par le gouvernement éthiopien. Près de 300 personnes récoltent choux, carottes, salades dans le jardin collectif de Gullele, un des arrondissements d’Addis-Abeba.
Ce programme original en Afrique, cofinancé par le gouvernement éthiopien et US AID, a pour principaux mérites de garantir une nourriture de qualité à ses bénéficiaires, de leur fournir un revenu d’appoint grâce à la vente de l’excédent et surtout, de réconcilier ces populations marginalisées avec leurs voisins.
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Fiche technique du synopsis

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photos © Bernard Bouyé

De l’Allemagne à la Thaïlande, la traque de Vico. Dans Le Soir

Le 19 octobre, Vico, pédophile présumé, était arrêté en Thaïlande. Récit, dans Le Soir, d’une chasse à l’homme sans précédent, menée par Interpol et par… les internautes.

Vico, parution dans e Soir - Joël Matriche

joel matriche
joel matriche

 

Vers la fin de la faim?, dans Le Soir

Un titre résolument optimiste pour ce reportage éthiopien, paru dans Le Soir du 16 octobre à l’occasion de la Journée mondiale de l’Alimentation.

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Des produits nouveaux permettent de sauver un nombre incalculable d’enfants malnutris. Reportage en Ethiopie.

reportage à Addis-Abeba (Éthiopie)

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n un étonnant tour de passe-passe, Bulté, 5 ans, laisse courir deux doigts le long de ses tresses, les rassemble en une luxuriante grappe noire de jais et les emprisonne dans le chouchou bleu que lui a donné l’infirmière. Elle sourit, se prête volontiers au jeu de la toise et de la balance, prend note de ses 14 kilos et de ses 109 cm. « Bien trop peu », glisse simplement l’infirmière en évoquant une « malnutrition aiguë sévère » et une « prise en charge impérative ». Bulté garde ce sourire maintenant rehaussé d’un ruban bleu. Il y aura d’autres heures de marche en forêt pour rejoindre le dispensaire, d’autres longues attentes mais, en bout de compte, quelques centaines de grammes qu’elle s’empressera de thésauriser.Un préau, quelques tables et chaises de plastique, une clôture de fil barbelé pour tenir à l’écart les plus curieux et les plus chanceux, un Land Cruiser blanc bourré d’aliments thérapeutiques : la distribution a lieu toutes les semaines. Et ça se sait. En quelques minutes, des dizaines d’enfants en guenilles et de mères anxieuses débouchent de ce chemin de terre, frêles silhouettes au ventre douloureux. « On commence par un screening », résume Stéphanie Barthès, une des infirmières d’Action contre la faim. Relevé du poids, de la taille, du périmètre brachial. Vérification d’éventuels œdèmes. Administration d’un antibiotique à large spectre pour les nouveaux venus.

Arrive Indriyas : 4 ans, une houppe espiègle à la Kirikou, deux kilos et une ration de centimètres engrangés depuis sa première visite, il y a 13 semaines.

Pesés, mesurés, réconfortés, les enfants font la file : c’est l’heure du goûter et de la distribution. Le lait, peu adapté aux environnements difficiles, est peu à peu abandonné pour des aliments thérapeutiques : des pâtes enrichies en minéraux et vitamines, hypercaloriques, faciles à conditionner et à ingérer. « En pots ou en sachets, ces pâtes au goût d’arachide sont appréciées des enfants, précise Florence Kadir, la représentante d’ACF en Ethiopie. Il suffit d’ouvrir le sachet et de le presser pour tout avaler. C’est hygiénique. » Les enfants s’alignent contre le mur du dispensaire, tendent des bras impatients : la ration de survie a le goût de friandise. Un paquet et demi par jour suffit pour les plus petits. Les grands peuvent avoir besoin de 5 rations, soit 2.500 calories.

Mis au point il y a quelques années par Nutriset, une entreprise du nord de la France, ces aliments thérapeutiques révolutionnent désormais la lutte contre la malnutrition. Ils pourraient même l’éradiquer si les pays industrialisés donnaient à l’Unicef et aux ONG les moyens de leurs ambitions. Prêts à l’emploi, hypernutritifs, ne nécessitant pas d’adjonction d’eau ou de lait, ils peuvent être ingérés en toute sécurité. L’aller-retour vers le centre de santé ayant remplacé le long séjour en hôpital, la maman peut continuer à travailler et s’occuper des autres enfants.

Traditionnellement empaquetés sur la côte normande puis acheminés à grands frais vers l’Afrique ou l’Asie, ces aliments thérapeutiques sortent également, depuis quelques mois, des lignes de production de Hilina Enriched Food, une entreprise bâtie dans la banlieue d’Addis-Abeba par un homme d’affaires éthiopien. Une intervention africaine sur le continent africain.

Coiffées de blanc, laissant glisser leurs chaussons dans les locaux aseptisés, quelques dizaines de personnes torréfient, trient puis broient les arachides, concassent le sucre, y ajoutent de l’huile végétale, du lait en poudre et enfin un minutieux mélange de vitamines, micronutriments, acides aminés, calories et minéraux. Puis ce sont les contrôles de goût et de qualité, le conditionnement en pots ou en sachets. « Nous avons le même cahier des charges et les mêmes restrictions que les entreprises travaillant dans le secteur alimentaire », explique Simon Goujard, l’ingénieur français chargé de superviser la mise en route de l’usine.

L’Ethiopie, terre emblématique de la malnutrition depuis les grandes famines des années 80, n’est pas la seule à nourrir ses enfants de pâte d’arachides. Les programmes de prise en charge menés par MSF au Niger ont démontré que ces aliments thérapeutiques promettent un taux de guérison inégalé : plus de neuf enfants sur dix terminent le traitement, au bout d’un mois, en étant guéris. Il a donc été démontré qu’il est possible, sans dépenser plus d’argent qu’aujourd’hui, d’éviter la mort d’un nombre incalculable d’enfants chaque année en utilisant ces nouveaux produits.

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Fabrication de la pâteExamen médical au dispensaireDistribution du Plumpy\'Nut

photos © bernard bouyé
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« La maladie qui fait le plus de ravages »

Entretien

Milton Tectonidis est consultant en nutrition chez Médecins sans frontières.

Qu’est-ce au juste que la malnutrition ? Et combien de personnes touche-t-elle ?
C’est surtout un problème qui affecte les enfants en bas âge. C’est parmi eux que les décès sont, de loin, les plus nombreux. La forme la plus grave de malnutrition, et donc celle qui requiert les soins les plus urgents, est ce qu’on appelle la malnutrition aiguë sévère. On peut la diagnostiquer de plusieurs manières : en fonction du rapport entre le poids et la taille, du périmètre brachial, de la présence d’œdèmes. Là, on estime que ce sont plus de 20 millions d’enfants qui sont touchés chaque année, dont une grande partie en Inde même si le nombre ne cesse d’augmenter en Afrique. Et un cinquième d’entre eux risquent de mourir sans intervention nutritionnelle efficace.
Mais ce chiffre n’est encore que la pointe de l’iceberg car il faut aussi compter avec ces centaines de millions d’enfants malnutris, qui ont un retard de croissance et qui n’ont pas atteint leur poids normal. Si on ne les nourrit pas, il y a chez ces enfants un risque accru de mortalité et beaucoup souffriront de handicaps. La petite enfance est une période clef : les besoins de ces enfants sont importants puisqu’ils grandissent rapidement, ils ne mangent pas n’importe quoi, ils ne sont pas encore capables de s’autoalimenter comme les plus grands… On nous répète qu’il faut éduquer les mamans, investir dans l’agriculture et dans le développement local, etc. Tout cela est vrai mais en tant que médecins, nous constatons que ces enfants sont malades et qu’il faut les soigner de toute urgence. La malnutrition est, de loin, la maladie endémique la plus répandue dans le monde et celle qui fait le plus de ravages.

Quelle est la situation de l’Ethiopie ?
Depuis les grandes famines des années 80, c’est un des rares pays qui a véritablement réagi : plus de 250.000 enfants ont été traités par le gouvernement et l’Unicef en 2006 avec des pâtes nutritives. C’est une situation unique au monde.

Quel est l’avantage des aliments thérapeutiques, tel le Plumpy’nut ?
Ils révolutionnent la lutte contre la malnutrition : prêts à l’emploi, ne nécessitant pas d’eau, contenant tous les nutriments nécessaires et pouvant être administrés à la maison. Ils ne nécessitent pas que l’on modifie la nourriture à laquelle les enfants sont habitués car ils peuvent être donnés comme complément aux aliments traditionnels. Le problème est qu’il y a peu de produits de ce type sur le marché africain, personne n’y met les moyens. Grâce à ces aliments, nous avons enfin un traitement efficace et peu coûteux (il faut 15 à 20 euros pour traiter un enfant), il n’y a plus d’excuse à ne pas agir ! D’autant que ce n’est pas par manque de moyens : il faut juste que l’argent déjà consacré à l’aide alimentaire et aux programmes nutritionnels soit mieux employé. Plutôt que ces farines enrichies, chères mais pas suffisamment nutritives pour les plus petits, faisons-leur parvenir ces produits prêts à l’emploi. On en fabrique aujourd’hui environ 8.000 tonnes : il en faudrait 100.000 tonnes tout de suite en Afrique. Ils peuvent même être produits sur place.

Avocats indélicats au procès Rwanda, dans Le Soir

Avec mon collègue Jean-Pierre Borloo, le dessous des cartes du 3e procès Rwanda, qui s’est tenu pendant deux mois et demi à Bruxelles. Démarchage de clientèle, surfacturation, sous-traitance moyennement commission : le barreau s’inquiète du comportement de quelques plaideurs.
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Passeport belge pour Guantanamo, dans Le Soir

500 dollars pour des faux documents. Des amis encombrants. Audition d’un des détenus belges de Guantanamo.

Passeport belge pour Guantanamo - Joël Matriche

Diffusion par l’agence LightMédiation

Deux des reportages éthiopiens, celui sur la lutte contre la malnutrition et celui sur l’aide aux victimes du VIH, sont désormais représentés à l’étranger par Lightmédiation. Très rigoureuse dans le choix et le traitement des sujets, cette agence a été fondée il y a un an seulement par Thierry Tinacci, un ancien de Gamma. Les images sont diffusées via Internet, de façon automatisée. Transparence et traçabilité semblent être de mise. Le “catalogue” et le nombre de parutions sont impressionnants, tant en termes de qualité que de quantité. Voici peut-être le chaînon manquant entre photographes et tandems photographes/rédacteurs d’une part, éditeurs d’autre part.

Les orgues d’Arequipa

Serge Schoonbroodt, organiste talentueux et organisateur du Festival d’Arequipa (Pérou) vient de faire paraître “Rivages andins”, aux éditions Luc Pire. Un livre généreux, tous les bénéfices étant alloués aux projets péruviens.

Il a eu l’étrange idée de me faire signer un des textes. Vous le trouverez sur le blog de Serge et bien entendu, dans le livre. Il sera également lu par Adrien Joveneau dans son émission Les Belges du bout du Monde sur la RTBF, normalement le dimanche 29 juillet au matin.

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photo Jean-Pierre Hoa

Ces “Beurs” qui font se gondoler le plat pays, dans Le Courrier de l’Atlas

Le fameux humour belge - mais version “beur” - fait des ravages chez nos voisins du plat pays. Jeunes, drôles et irrévérencieux, ils font mourir de rire toute la Belgique, même si leur notoriété n’a pas encore traversé la frontière. Pour le moment…

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Je t’écris de la Citadelle, dans Le Soir

Entre 1941 et 1944, plus de 400 personnes furent abattues ou exécutées à la Citadelle de Liège, caserne
militaire reconvertie en prison de haute sécurité par l’occupant allemand. Avant de défiler devant le peloton, ces hommes et ces femmes, des résistants pour la plupart, recevaient la visite d’un aumônier ainsi qu’une
machine à écrire. Ils pouvaient écrire trois lettres, quelques-unes ont été sauvegardées par les familles, par des administrations, par des bibliothèques.

Soixante ans plus tard, voici une sélection de correspondances qui n’ont rien d’anonymes.

Je t\'écris de la Citadelle - Joël Matriche


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